Les voiliers : mort et résurrection

Depuis deux décennies, les rassemblements de grands voiliers attirent un public considérable. C'est la confirmation que les hommes, au plus profond d eux-mêmes, restent fascinés par la mer. Et cet intérêt n'a pu être réveillé que grâce à la survivance de voiliers-écoles, traits d'union avec les derniers navires de la marine marchande à voiles, qui connut un déclin rapide après 1880... modernisation oblige !
Depuis toujours, ces « cathédrales de voiles » font rêver à des horizons inconnus, où toutes les histoires, merveilleuses ou terrifiantes, restent possibles.
L'auteur est allé jusqu'en Nouvelle-Calédonie pour tenter de retrouver la trace de ces vaisseaux légendaires, et grâce à l'association Fortunes de mer calédoniennes , on découvre que des voiliers mythiques comme le France II , le plus grand voilier du monde au début du XX<sup>e</sup> siècle, reposent dans ces eaux... Comment ne pas être irrésistiblement attiré par le récit de la fin tragique de ces navires et par les photographies somptueuses de leurs vestiges sous-marins ?
Mais cet ouvrage est aussi l'histoire de la voile de travail, du petit voilier de pêche au caboteur. Des cartes postales des années 1900 nous rappellent ce passé maritime indissociable de notre patrimoine.
Ce livre est enfin un coup de chapeau aux passionnés qui ont su relever le défi, à titre individuel ou associatif (la Sail Training Association en est un exemple ), de la résurrection des grands voiliers...