Cent réponses aux questions sur le deuil et le chagrin

Notre culture tend à cacher la mort. Cet évitement d'une réalité
inéluctable aggrave la solitude et la souffrance de l'endeuillé. Elle
entrave également son évolution psychologique lorsque, une fois
atteints les objectifs, il n'a plus le droit de laisser paraître sa douleur.
Nadine Beauthéac, psychothérapeute, spécialisée dans l'accompagnement
des endeuillés ( Hommes et femmes face au deuil , Albin
Michel), animatrice de groupes de parole, a été très impressionnée
par le nombre et la diversité des questions surgissant à la fin de ses
conférences sur le deuil :
- Le deuil dure-t-il vraiment un an ?
- À partir de quel âge peut-on dire à un enfant qu'un proche
est mort ?
- Faut-il prendre des antidépresseurs ?
- Ai-je tort de conserver le numéro de téléphone de mon
conjoint décédé dans mon portable ?
- Je ne supporte plus les réunions de famille depuis la mort de
mon enfant, dois-je me forcer ?...
En une centaine de rubriques, couvrant tous les thèmes, depuis les
comportements jusqu'à la théorie du deuil, elle vient à la rencontre de
toutes ces interrogations que l'on n'ose pas formuler et offre ainsi un
véritable soutien aux endeuillés.