Nuits

Nuits
Une lueur troue la muraille
Le reconnaître
Et puis le perdre
Ne plus le voir
Saisir un peu
Du feu de joie
Qu'il vint nous tendre
Après deux recueils « psalmiques » ( Psaumes du bel amour et Psaumes de l'espérance ), Gérard Bocholier découvre dans Nuits ce qui constitue l'horizon poétique en même temps que spirituel de son écriture. Pourquoi « nuits » ? Parce que la vraie Présence se donne dans l'absence - dans une « nuit d'Emmaüs » -, dans le retrait qui appelle la parole et la laisse comme suspendue devant ce qui s'est évanoui à peine donné. À peine nommé. « Nuits », parce que c'est à travers l'interstice de nos blessures qu'entre le Consolateur. Promesse de toutes nos résurrections - « nuit de Saul ». Là résonne toute parole vraie.
Sa voix résonne
Si proche encore