Peiresc : l'ami aixois de Galilée : un érudit oublié à redécouvrir

Peiresc : l'ami aixois de Galilée : un érudit oublié à redécouvrir

Peiresc : l'ami aixois de Galilée : un érudit oublié à redécouvrir
2015143 pagesISBN 9782953151053
Format: BrochéLangue : Français

Nicolas Claude Fabri, seigneur de Callas et de Peiresc (ou Peyresq)

était le descendant de l'ancienne famille des Fabri, originaire de

Pise et transplantée en Provence, dès 1254, au temps de saint Louis. Élevé

dans la noblesse, étudiant studieux, il devint un érudit célèbre dont les

écrits retrouvés occupent une centaine de volumes. Dès l'âge de 26 ans, il

choisit de signer ses lettres tout simplement : Peiresc. C'est ainsi qu'il est

passé à la postérité.

Il a vécu sous le règne d'Henri IV et de Louis XIII, essentiellement à Aix

où il remplissait les fonctions (héréditaires) de conseiller au parlement de

Provence. Son nom est bien connu des habitants de notre ville puisqu'il a

été donné à une rue, au planétarium. En cherchant bien, on peut même voir

son tombeau dans l'église de la Madeleine. Mais bien peu d'Aixois savent ce

qui justifie cette célébrité.

Une telle méconnaissance s'explique par le fait que si ce Provençal a

été à la fois un érudit de très haut niveau et un grand notable, il a toujours

manifesté la plus extrême discrétion. Passionné (notamment) de langues

étrangères, d'astronomie, de botanique, de médecine et d'entomologie,

amateur d'antiquités égyptiennes, grecques et romaines, il fut un

collectionneur averti. Mais ce personnage d'exception ne chercha jamais

à tirer la moindre gloire de ses études et découvertes. Au contraire, il les

partageait généreusement en correspondant avec les savants et artistes du

monde entier. Ainsi Malherbe, Rubens, Van Dyck, Galilée firent partie de

ses innombrables partenaires.

Les académiciens d'Aix ont jugé opportun de réunir ou d'écrire eux-mêmes,

des textes accessibles au plus grand nombre, mais qui exposent

le plus précisément possible les multiples travaux de ce personnage hors

du commun qui mérite d'être mieux connu. C'est une façon aussi de faire

une sorte de bilan scientifique des idées qui émergeaient à l'aube de la

Renaissance.

Gilbert Schlogel ,

Membre de l'académie d'Aix

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