Maryline, jusqu'à la lie

Maryline a un beau cul. Jérôme s'ennuie. Il croit
pouvoir la consommer sans séquelles, mais elle tisse
une toile dont il ne parvient plus à s'échapper. Comme
l'ont fait avant lui Antonio avec Laïde ou Charles avec
Odette, il va tenter d'introduire Maryline dans son
monde d'intellectuels bourgeois en l'extirpant de la
France profonde où elle végète dans l'instant qui passe
et le plaisir malsain. Aveuglé de désir, amnésique de son
éducation, il tente de construire avec elle sur la base
des valeurs dont il est imprégné, auxquelles elle simule
de souscrire pour en tirer des avantages immédiats, une
flatteuse ascension sociale et un confort inespéré. Mais
elle se réserve à chaque instant une porte de sortie et
s'autorise tous les dérapages, justifiés par des mensonges
cousus de fil blanc ou le chantage à la rupture. Dans ce
récit de l'obsession aveugle, du désir irrépressible, des
couleuvres avalées, Jérôme et Maryline nous confirment
que le naturel revient toujours au galop.