Ethique, politique et philosophie : pour une phénoménologie contemporaine de la présence

La «structure» heideggérienne du «souci», pour emprunter
l'expression à Hans-Georg Gadamer, montre que l'homme, dans
son mouvement pour se reproduire lui-même, suit toujours les
traces des dieux disparus, signifiant par là que le présent, pour
valoir, doit être référé et attestant aussi de l'idée que le «découvrir»
est toujours masqué par le «recouvrir». Telle semble être
l'absurdité existentielle illustrée à travers le procès généalogique
de la morale inauguré par Schopenhauer et poursuivi à travers
le nihilisme nietzschéen, procès selon lequel la raison cohabite
toujours avec ses propres contrastes. C'est dans cette logique
de normativité contrastante du vivre et du vécu que le monde
contemporain, malgré ses avancées éthiques, politiques et surtout
technologiques, semble ramer à contre-courant dans sa quête de
compréhension de l'homme et du monde dans leur transcendantalité
existante. Ce livre, à partir de la philosophie orientale antique
avec Confucius et des divers courants de pensée modernes et
contemporains, explore et analyse la dimension contemporaine
de la conscience et les structures dynamiques à travers lesquelles
celle-ci se manifeste, et qui font de l'homme le sujet de l'histoire
et le témoin impuissant des vicissitudes historiques de l'être dont
les profondeurs ultimes lui sont jusqu'ici inconnues.