50 ans à l'Université de Strasbourg

Je n'ai jamais cessé de penser à l'université. Elle
fut d'abord, en temps difficiles, un point de
ralliement. Puis, comme étudiant, je l'ai connue
de plus près, puis y fus admis comme enseignant.
J'ai essayé de m'en faire une idée, d'abord en
écoutant nos maîtres, puis aussi en participant,
en critiquant, en proposant, en me trompant.
Mais cette idée, toujours à nouveau s'échappait,
s'éloignait ... Pourtant je m'y accroche - avec la
conscience de tant lui devoir.
L. B.
«L'université n'est pas un département
de l'État, ni un service
de l'Église, mais se tient à côté d'eux
comme une troisième puissance, pour
reprendre une formulation médiévale.
Elle ne peut se trouver subordonnée
à aucune de ces deux puissances ; elle
doit être autonome et même, en un
certain sens, souveraine.»
J. Bochenski,
L'autonomie de l'université ,
Fribourg (Suisse), 1965