La forme brève : anthologie

Observer leurs contemporains, pointer leurs
travers, réfléchir sur le sens de l'existence : telles
sont les préoccupations des moralistes. Et
pour cela, pas question de se perdre en longs
discours ni de céder au conformisme de la flatterie.
Les mots fusent, et peuvent faire mal :
«Le stupide est un sot qui ne parle point, en
cela plus supportable que le sot qui parle.»
Alors trêve de paroles inutiles, rassemblez vos
esprits et passez à votre tour maître dans l'art
de «piquer» vos adversaires !
L'accompagnement critique met en valeur la singularité
des oeuvres présentées - les Maximes de La Rochefoucauld,
les Pensées de Pascal, les Fables de La Fontaine
et Les Caractères de La Bruyère, tout en montrant que
le recours à la forme brève vise au seul projet de défaire
l'homme de ses illusions, non sans humour (voir le Groupement
de textes). Si les Ouvertures replacent la forme
brève dans le contexte culturel du XVII<sup>e</sup> siècle, les Bilans
récapitulent le chemin qu'elle a parcouru pour devenir
l'une des pratiques d'écriture privilégiées du XX<sup>e</sup> siècle.
Anthologie recommandée pour les classes de lycée.