Le monde m'était promis

Un médecin gallois, frais émoulu et la tête dans
les étoiles, s'engage comme casque bleu et part
pour sa première mission dans un pays laissé
exsangue après une guerre fratricide. Il y rencontre
une jeune femme - qui ne rit jamais -, son enfant et
un homme incapable de survivre à la violence qui
le ravage. L'idée même de bonheur, devenue obscène,
a ici disparu.
Le monde m'était promis est donc un roman à
trois voix. En le découpant en séquences, l'auteur
annonce d'emblée que toute communication est
devenue impossible entre cet homme et cette
femme, qui ont pourtant partagé les jeux de leur
enfance. En effet leurs familles vivent depuis la nuit
des temps dans des fermes voisines, elles se sont
soutenues, appréciées, entraidées. Mais il aura suffi
d'un instant pour faire basculer leur pays dans la
guerre, la haine, le viol, le meurtre - et aussi, bien
sûr, dans le refus absolu pour chacun de renoncer à
son identité lors de la paix imposée. Le jeune
Onusien n'a aucun moyen de les sortir de
l'impasse ; sa foi, son amour, sa mission volent en
éclats contre cette violence assourdissante.
Il ne nous reste plus qu'à imaginer comment
reconstruire la paix après la guerre, quelle qu'elle
soit, où qu'elle soit - et avec elle, la vie...