Brest, le lycée en baraques 1945-1955

Dans une ville de Brest Dont il
ne reste rien en décembre
1944, la municipalité provisoire
exprime le voeu que, dès la rentrée
d'octobre 1945, rouvre le lycée de
Brest, symbole de sa renaissance.
Les tout nouveaux élus municipaux
vont, en moins d'un an, concrétiser cet
espoir utopique et permettre, dans un premier temps sans internat, ni même
demi-pension, l'ouverture de l'établissement secondaire, reconstitué sous la
forme d'une agglomération de baraquements sur la place de l'Harteloire,
Démunis de tout en cette période de pénurie, quelques milliers de potaches y
suivront, au cours de la dizaine d'années de son existence provisoire, un enseignement
de qualité dans un établissement mixte. Cette mixité imposée par les
circonstances était novatrice, quasi-révolutionnaire.
Albert Laot, qui y a effectué ses études secondaires de 1948 à 1955 en qualité
de pensionnaire puis d'externe, témoigne des conditions de vie très particulières
de ces lycéens : confort spartiate, discipline de fer, exigences intellectuelles qui
surprennent aujourd'hui. Il a nourri son étude des fonds d'archives du lycée, de
la ville de Brest ainsi que de nombreux documents personnels et privés.
Plus qu'une chronique lycéenne, cet ouvrage retrace une page de l'histoire de
la ville de Brest en reconstruction.