Vosges et Vosgiens dans la tourmente : 1914-18 : la confrontation avec l'ennemi, les rationnements, la survie, les déportations, la vie quotidienne...

À la veille de la Première Guerre mondiale,
la "ligne bleue" des Vosges, depuis le traité de
Francfort du 10 mai 1871, devient une frontière
protectrice contre une éventuelle agression
allemande. La population de ces cantons
frontaliers demeure encore rurale, attachée depuis des générations à une terre qui la
nourrit. En ce début de siècle, la révolution industrielle a déjà marqué ces vallées de
son empreinte, les villes abritent des industries textiles, les cours d'eau des scieries et
des féculeries.
La percée allemande d'août 14 puis le recul lié à la défaite allemande de la première
bataille de la Marne, démembrent ces vallées. Un véritable "rideau de fer, de feu et de
sang" sépare les communes envahies brièvement, puis libérées, des 26 communes vosgiennes
conquises puis occupées durant plus de quatre années longues et difficiles.
Le front n'est pas éloigné, comme les poilus de la Grande Guerre, les civils, éternels
méconnus, vivent au contact de la guerre, de ses dangers, de ses privations, des fausses
espérances. Ce sont eux aussi des victimes de la guerre totale.
" Cet ouvrage est dédié au souvenir de mes grands parents, enfants de la Grande Guerre
et à tous ces anonymes sans uniformes, victimes en tous lieux et à toutes les époques, de
toutes les boucheries héroïques (selon Voltaire)" reconnaît Dominique Michel , auteur
de cet important travail pour la mémoire et l'histoire de son "pays".