Pour l'anarcho-syndicalisme : contre toutes les dominations

Quel que soit le parti politique
au pouvoir, l'État ne servira jamais que
les intérêts des classes possédantes et
dirigeantes, au détriment de ceux du prolétariat.
Salariés, travailleurs précaires, chômeurs,
nous n'avons que trop confié notre avenir
et nos aspirations à ceux qui nous exploitent
et nous soumettent. Aujourd'hui, face à l'ampleur
de l'offensive antisociale et sécuritaire, face au retour
des idéologies réactionnaires, il est urgent de reprendre
goût à la lutte, à la grève, de redescendre dans nos rues
et de nous réapproprier ces espaces populaires de combat
et de solidarité que devraient être les syndicats.
À la fois pratique et projet de société, l'anarcho-syndicalisme
reste le moyen le plus indiqué, pourvu qu'on s'efforce
de le (re)penser en phase avec les réalités actuelles,
pour en finir avec toutes les dominations.
L'enjeu, pour nous tous et toutes, n'est pas seulement
défensif : il s'agit surtout, à terme, de reconquérir
le temps de vivre.