Eric Corne dans son élément : portfolio Lost light

...un samedi matin dans l'univers. J'aide Éric Corne à dégager et poser contre le mur
où il accroche ses toiles pour peindre, l'imposante Forse una speranza (2m x 2m)...
Tandis que nous regardons le tableau, Éric Corne me parle de Berlin d'où il revient,
du Brésil, du dernier album de Fleet Foxes, etc. Je prends alors conscience que ces
anecdotes ne dérangent pas sa peinture. Elles en sont inséparables... Pour Éric
Corne, il y a tableau parce qu'il y a peinture. Toutes ces anecdotes dont il me fait le
récit font partie d'une gestuelle qui fraye avec la peinture.
- Ce tableau je l'ai fini il n'y a pas longtemps.
- Et le plus petit à côté ? (Il s'agit de Lost Light II)
- Pour le moment, je ne sais pas comment le finir mais je sais que je vais le finir.
- Tu veux dire qu'il est difficile pour toi de repartir après le grand format.
Il est toujours difficile de repartir quand on a atteint ou que l'on croit avoir atteint
quelque chose dans le tableau précédent. Mais je n'arrête pas de bouger dans la
peinture. Je bouge sans cesse les choses. Il y a une construction. Je sais bien que ce
sont des catastrophes mes peintures. Qu'elles représentent des catastrophes. Mais
il y a un ordre dans cette catastrophe.