Tanagra, mythe et archéologie : exposition, Paris, Musée du Louvre, 15 sept. 2003-5 janv. 2004 ; Musée des beaux-arts de Montréal, 5 févr.-9 mai 2004

Le terme «Tanagra» fut inventé au XIX<sup>e</sup> siècle pour désigner
les gracieuses statuettes en terre cuite qui venaient d'être trouvées,
par centaines, dans les tombeaux d'une antique cité
grecque de Béotie portant ce nom. Mais on sait aujourd'hui que
le véritable foyer de création de ces élégantes «Tanagras» était
Athènes.
Partant de la mythologie forgée à l'époque moderne, le propos
de ce catalogue d'exposition est d'entraîner le visiteur à la
découverte de la Béotie antique, et de lui montrer comment
une cité riche d'une tradition artisanale millénaire s'est emparée,
pour célébrer ses croyances et accompagner ses morts, d'un
genre élaboré par sa voisine Athènes au IV<sup>e</sup> siècle avant J.-C.
Ce mouvement artistique, porteur des valeurs grecques,
dépassa largement les frontières de ces régions pour se diffuser
dans tout le Bassin méditerranéen en s'attachant aux pas
d'Alexandre le Grand.