Un pluriel singulier

«Une fois de plus je ressentais profondément ma
multiplicité, je ne peux pas dire ma dualité, encore moins
ma duplicité qui suppose de faire croire délibérément
aux autres qu'on est celui qu'on n'est pas. J'étais tous
ces personnages, celui qui avait commis des exactions
en Algérie et celui qui détestait la torture, celui qui
aimait Isabelle et celui qui aimait Nathalie, celui qui
était indécis et celui qui savait décider, celui qui avait
été croyant et celui qui ne croyait plus...»
François Winling traite dans ce roman de cette
éternelle question : les moments forts d'une vie comme
la guerre, l'amour, la maladie, la mort d'un proche...
sont-ils les révélateurs de personnages inconnus mais
préexistants en chacun de nous ou au contraire les
créateurs de ces personnages que Pierre Forestier, la
figure principale de ce roman appelle, ses «avatars» ?»
C'est un texte sensible, lucide et honnête, écrit avec
tact et goût qui met en scène quatre femmes remarquables
qui ont beaucoup compté dans la vie de Pierre Forestier
qui s'interroge dans «Un pluriel singulier» sur ses
multiples ambivalences.