Des oiseaux en noir et blanc

Des oiseaux en noir et blanc
1939. Village de Wereshtshin, près de Lublin : la guerre fait
irruption dans la vie de Myriam, petite fille de six ans.
1945. Myriam est l'unique survivante de sa famille et des Juifs
de son village, assassinés devant ses yeux. Depuis 1946, année
de son arrivée en Israël, Myriam vit au kibbutz Gan Shmouel.
Elle accompagne souvent des groupes en Pologne, afin de
vaincre l'oubli et l'indifférence, et garder vivace le souvenir des
siens.
Des Oiseaux en Noir et Blanc n'est pas un récit de plus parmi
les milliers d'autres que la seconde guerre mondiale a générés.
C'est une histoire éminemment humaine et douloureuse, qui
révèle l'étincelle positive persistant à briller à l'extrême limite
du mal, et qui nous encourage à demeurer humains dans des
conditions inhumaines.
Myriam Raz-Zunszajn a traversé toute la période de la guerre
dans la région de son enfance, sauvée par deux polonais, puis
cachée par une amie de sa mère dans un minuscule cagibi où
elle est restée accroupie durant de longs mois. Là, elle revoit
sans cesse sa vie insouciante disparue à jamais, telle l'image
des Juifs en prière, évoquant des oiseaux en noir et blanc. Sa
volonté farouche de survivre s'est nourrie pendant tout ce
temps du sentiment aigu de sa responsabilité en tant qu'unique
dépositaire de la mémoire de son village.
A la fin du récit de ses dures épreuves, avant de se séparer de
ses lecteurs, Myriam tient à nous transmettre un message qui
lui semble de la plus haute importance :
« J'ai appris que partout, même là où
le mal règne en maître absolu, il y a
toujours des Justes prêts à se sacrifier
leur vie. Je n'oublierai jamais les Justes
que j'ai croisés sur mon chemin de survie.
Ils représentaient pour moi l'espoir et la
lumière dans l'obscurité. »
Collection « témoins de notre temps »