Braqueur Belge

Enrico Bruno est devenu un honnête citoyen, aime-t-il à
préciser avec un sourire. Mais il ne l'a pas toujours été.
Ce Belgo-Sicilien, né à la frontière française, a longtemps
été un braqueur. Mais un braqueur un peu particulier :
dans la majorité des cas, il utilisait des armes factices
et proposait à ses victimes 25 % du butin si elles lui
donnaient la combinaison du coffre, histoire de gagner
du temps et d'opérer entre gentlemen.
Ce gangster atypique, formé à
l'école syndicaliste de la FGTB,
a pris très tôt le chemin de la
délinquance et est devenu, au fil de
ses incarcérations dans les prisons
du Royaume, le défenseur du droit
des prisonniers et l'interlocuteur
respecté des autorités.
Le braquage «sans effusion de sang»,
précise-t-il - et l'audace de ses méthodes,
font de son récit autobiographique une
histoire hors du commun.