Le goût de Saint-Jacques-de-Compostelle

Au Moyen Âge, le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
était l'un des plus importants. Aujourd'hui
la basilique constitue toujours le centre névralgique
d'une ville qui semble immuable : monastères, couvents,
hospices, rues pavées, gargouilles de San Martino Pinario,
cloîtres, autels au baroque flamboyant, retables
polychromes... Impression de baigner aux sources du sacré.
Mais Saint-Jacques-de-Compostelle, c'est aussi «Santiago»,
capitale de la Galice, région plus proche de la Bretagne
que de l'Andalousie : des paysages verts, une âme
mélancolique et non conformiste, des habitants à l'endurance
fière, des toits de tuiles orange où nichent les hirondelles,
des vérandas blanches et des camélias géants, des gargotes
aux petits crus locaux... En compagnie de saint Augustin,
Paul Claudel, Érasme, Federico García Lorca, Luis Buñuel,
David Lodge, Manuel Rivas, Eduardo Manet, Camilo José Cela
et bien d'autres, balade sur les chemins de Compostelle,
où se mêlent depuis toujours le profane et le sacré.