Revue française d'histoire des idées politiques, n° 32. Pouvoir d'un seul et bien commun : VIe-XVIe siècles

Institutions et pouvoirs en France
XIV<sup>e</sup>-XV<sup>e</sup> siècles
Un volume 16 x 24 cm, 264 pages, 34 (...)
Les dix articles regroupés dans ce volume doivent s'entendre comme une contribution à l'histoire de l'État et des institutions au royaume de France à la fin du Moyen Âge. Centrée sur les thématiques de l'office, des principautés et des pratiques administratives, et mettant à profit une historiographie dont le renouvellement a été grand ces dernières années, la réflexion tente d'apprécier comment les institutions ont été pensées et utilisées par les autorités royales et princières en vue d'un bon gouvernement. Dans cet ensemble, les Chambres des comptes sont l'objet d'une attention particulière tant elles ont été un espace de diffusion d'un discours sur la chose publique. Sensible aux apports de l'histoire du droit, le propos s'intéresse aussi aux rituels en matière d'enquêtes, de contrôle des comptes ou encore de dévolution des offices, pour montrer qu'ils ne sont en rien contradictoires avec la rationalisation des savoir-faire administratifs.
Le problème de la christianisation du monde antique
Un volume 16 x 24 cm , 416 pages, 45 (...)
La christianisation du monde antique est un thème central d'un point de vue historique, historiographique, mais aussi méthodologique. En effet, on croit couramment que la christianisation du monde antique fut une réalité qu'il suffirait de décrire, alors qu'il s'agit de la penser, car elle est d'abord une représentation des historiens héritée de modèles antiques ou modernes. Pour pouvoir traiter « la christianisation du monde antique » comme sujet historique, il faut analyser l'apparition et le sens du terme de christianisation, et faire le bilan de l'historiographie de la question. Ensuite, on peut tenter de penser « la christianisation du monde antique » de quatre manières : par l'analyse philologique des termes désignant la conversion en grec, latin et syriaque ; par l'étude des sources littéraires chrétiennes à propos des chrétiens, afin de mettre en évidence les représentations antiques du problème de la définition du chrétien ; par le recours aux sources non littéraires afin de contourner la question des représentations liées aux textes antiques ; par l'enquête sur les sources littéraires chrétiennes à propos de la conversion des païens. Ainsi, en questionnant les évidences qui structurent nos pensées sur le passé, on peut espérer les distancier afin de mieux comprendre comment le monde antique est devenu chrétien.