Les pieds sur le bureau

D'Afrique du Sud l'auteur nous a câblé : «Je dédie Les
Pieds sur le Bureau à toutes les secrétaires qui ont des
difficultés avec leurs patrons, leurs machines à écrire, leurs
amoureux et leurs fins de mois. A tous les chefs de service,
qui se heurtent fatalement à d'autres chefs de service. A tous
les directeurs opprimés par un président tyrannique. A tous
les présidents affligés d'un personnel dolent et ingrat.
Bref, à 2.500.003 malheureux qui, comme moi, se lèvent
tous les matins pour aller au bureau».
Nicole de Buron sait de quoi elle parle. N'a-t-elle
pas nagé dans l'eau profonde et combien claire des
bureaux avec la légèreté et l'obstination de la truite,
remontant allègrement le courant, débouchant ainsi tout d'un
coup sous le nez et le crâne chauve de ses plus
lointains supérieurs.
Pénélope, son héroïne de dix-huit printemps, est nourrie
du même feu. Venant d'être engagée comme secrétaire aux
Editions de la Lingerie de Paris, elle nous entraîne dans
une série d'aventures, de gags qui nous font assister à sa
foudroyante ascension hiérarchique.