Edmond Rostand dans la Grande Guerre : 1914-1918

Bien qu'il fût hostile à la guerre, comme bon nombre d'écrivains,
Edmond Rostand (1868-1918) adhéra au message d'union nationale.
Avec originalité il se mit à clamer son amour du sol natal, sa
foi dans le triomphe des sentiments de lumière.
L'auteur de Cyrano de Bergerac , de l'Aiglon , de Chantecler
participa à sa façon à la lutte en faisant l'éloge de ceux qui dans
la boue, le froid et les privations s'élevaient contre les idées
dévastatrices d'un ennemi impitoyable qui tuait, à la seule fin de
soumettre les vivants.
«Moi, Monsieur, je n'ai rien tué. Mais comme j'ai
quelquefois secouru, défendu, protégé, peut-être
suis-je brave à mon humble manière.»
Chantecler - Acte III, scène 5.
Edmond Rostand s'éteignit vingt et un jours après l'armistice dont,
avec panache, il aurait salué la victoire à travers la paix retrouvée.
«Edmond Rostand dans la Grande Guerre» se présente sous une
forme chronologique. C'est année après année, mois après mois,
semaine après semaine, que l'on suit Edmond Rostand et sa famille
à travers les événements militaires, politiques, mondains, artistiques
et littéraires, tant à Paris qu'au Pays basque lors de ses séjours à
Cambo-les-Bains.