Woody Allen, profession : cynique

Adoré ou détesté, Woody Allen a marqué son temps et l'histoire du cinéma. En près d'un demi-siècle, il a signé quelque cinquante longs métrages, offrant à la comédie américaine un ton, un nom, un fond.
Ce petit juif new-yorkais rêvait d'être joueur de baseball. Pourtant, il a choisi de faire rire, au grand dam de ses parents
qui le voulaient médecin ou avocat. Faire rire coûte que coûte, pour ne pas pleurer. Pour oublier, un temps, la mort. Au pire
et aux peurs figurant dans chacun de ses films, il fallait bien trouver un contrepoison.
De Prends l'oseille et tire-toi à L'Homme irrationnel , Woody Allen regarde le monde comme il nous regarde : sans
pitié. Une vérité qui dérange ?
En revenant sur sa vie, sur sa filmographie, ses chevaux de bataille (Dieu, Marx, Freud), ses sources d'inspiration
(Bergman, Fellini, Shakespeare, Sophocle), mais aussi les femmes de sa vie (Louise Lasser, Diane Keaton, Mia Farrow),
Ava Cahen dessine le portrait d'un réalisateur atypique pour qui le cynisme est devenu une arme... et un remède.