Fables du monde immonde

Fables du monde immonde
« Salan salan ! Salan salan ! Petit Naby !
Petit nan Naby ra ! Allez wop ! À vous,
requins, Les lions chantaient haut ainsi
Jetant à l'eau la tortue, se frottant les mains.
Elles ne nous font pas médecine
Que de chairs inaccessibles !
Nous sommes incompatibles
Avec toute tortue, éradiquons les une à une
Nous ne supportons leur innocence
Personne elles ne dérangent
Rien aussi elles n'arrangent
Donc sortons-les de notre danse,
Les lions allèrent s'acharner
Sur la tortue reconnaissante
De l'eldorado car patiente,
Elle n'eut rien à regretter
Sinon qu'autant de délices
Source même de prémices.
Certes, vouloir à tort toujours causer malheur
A autrui, on lui fait bonheur
En des fois sans s'en rendre compte
Mais dès qu'on le sait, c'est la honte. »