La bête du Gévaudan : 1764-1767

En plein siècle des Lumières, l'une des régions
les plus reculées de France est plongée trois années
durant dans une psychose qui déchaîne les passions :
la «Bête» du Gévaudan s'attaque à des dizaines de
personnes, femmes, enfants le plus souvent, qu'elle tue,
entraîne dans les bois, et dévore. Quel est cet animal
monstrueux, que traquent les chasseurs les plus habiles
du royaume ? Les interprétations les plus diverses ont
circulé, jetant sur les événements autant d'obscurité
que de lumière.
La relecture d'un historien s'imposait. Spécialiste
reconnu du monde rural mais aussi des rapports entre
l'homme et le loup, Jean-Marc Moriceau a relevé le défi.
À travers son récit, c'est tout un pays oublié qui reprend
vie : une société de rudes inégalités et de méfiance à
l'égard de l'étranger, une économie de misère, une
population fragile à l'activité incessante... et, l'une après
l'autre, au fil des archives, la figure de chacun des jeunes
gens qui ont eu affaire, entre 1764 et 1765, à la plus
grande calamité de toute l'histoire de la province.