L'âme charnelle : journal 1953-1978

Le journal commence en 1953 au moment où Guy Dupré entre
chez Plon, l'éditeur de Barrès et de Bernanos, et publie son premier
roman Les fiancées sont froides , qui lui vaudra une consécration
littéraire immédiate : Mauriac, Albert Béguin, André
Breton, entre autres, salueront l'arrivée de ce jeune écrivain. Il a
comme amis Jean Cassou, Julien Green, Julien Gracq, Raymond
Abellio et madame Simone (l'actrice Pauline Benda qui fut le
dernier amour d'Alain-Fournier), croise Marguerite Yourcenar et
rencontre Sunsiaré de Larcône. Le récit de ces jours se déploie
en une langue incisive agrémentée de lectures et de propos rapportés.
Guy Dupré relate également avec franchise et sans fard
ses aventures féminines.
Le livre s'articule en fragments journaliers, autant de portraits
et d'impressions qui en peu de mots cernent l'essentiel. Souvent
sans concessions, parfois caustiques et crues, ces impressions
livrent la face cachée d'un écrivain, ses regards décapants sur la
femme, la comédie du monde et la souffrance intime.
Le journal s'interrompt en 1965 et reprend en 1974 pour se
clore en 1978. Ce n'est qu'en 1980 que Guy Dupré publiera un
nouveau roman, Le Grand Coucher. Ce journal comble les années
de silence qui n'en constituent pas moins la genèse de
l'oeuvre à venir.