Ernest Marneffe : 1866-1920, peintre de la femme

Jacques Parisse s'est penché sur la vie et l'œuvre du dernier de nos peintres maudits. Ernest Marneffe (1866-1920), pendant les dix dernières années de sa vie, se retira des communautés urbaine et artistique. De son atelier-phare de la rue des Remparts, entouré de femmes et de femmes seulement (sa femme, ses belles-sœurs, ses nièces, quelques modèles) il choisit de peindre exclusivement la femme, la Femme dans tous ses états, le plus souvent dans sa nudité triomphante. Pour cette raison-là (et quelques autres) ses concitoyens - qui célébraient respectueusement le sulfureux Félicien Rops décédé en 1898 - jettèrent sur lui et son œuvre «scandaleuse» le manteau de Noé.
Les temps ont changé, les mœurs aussi et l'hypocrisie se veut plus discrète. On peut enfin exhumer Marneffe et son œuvre et découvrir ce qu'il est : un des premiers parmi les grands peintres liégeois et wallons de ce siècle.