L'affaire Brierre : un crime insensé à la Belle Epoque

L'affaire Brierre
Un crime insensé à la Belle Époque
L'affaire Brierre a eu un retentissement international jusqu'en Australie mais a été oubliée de nos jours. Dans la nuit du 21 avril 1901, cinq enfants sont assassinés à Corancez, un petit village près de Chartres ; c'est leur père qui est accusé.
Affaire criminelle la plus médiatisée entre 1870 et 1914 , elle s'inscrit dans un temps long jusqu'en juillet 1910. Contemporaine de la montée du fait divers à « la une », notamment les crimes, elle voit le journaliste devenir un enquêteur ; il entre dans la vie des gens sans retenue, et écrit rapidement des articles à sensation qui font vendre les journaux comme jamais.
Le procès est retentissant : le président est partial, l'avocat dépassé, l'accusé inébranlable dans l'affirmation de son innocence. Il est pourtant condamné.
L'affaire Brierre va quitter le terrain judiciaire pour investir le champ politique , provoquant des débats houleux sur la grâce présidentielle et la peine de mort. Enfin, le plus surprenant : la presse antidreyfusarde se réveille et jette le même anathème sur le « traître et l'assassin ».
Curieusement, cette affaire hors norme est un sujet inédit.
« Alain Denizet , écrit l'historien Alain Corbin dans sa préface, démontre avec force que, par-delà l'énigme et le mystère, l'affaire Brierre révèle de multiples facettes de ce moment crucial de l'histoire de France que constitue le tournant des XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles. »