La dimension financière dans le cadre du partenariat Maroc-Union européenne

Les actions de coopération entre l'Union Européenne et le royaume du
Maroc n'ont cessé de s'intensifier depuis quelques dizaines d'années en
raison des relations particulières qui unissent ces deux entités et de la
logique actuelle de mondialisation. Et une nouvelle étape a été franchie
dans le développement de ce partenariat avec la signature en 1996 du
projet MEDA I dont la pièce maîtresse est l'établissement d'une zone de
libre-échange à l'aune de l'année 2010. Mais la structure financière
complexe de ce projet et les actions progressives qui y sont liées font que
les répercussions sur l'économie marocaine sont d'ores et déjà
considérables. Il s'agit maintenant d'en analyser précisément la portée
afin de comprendre les enjeux que revêtent de chaque côté de la
Méditerranée ces accords bilatéraux, et d'en souligner les faiblesses dans
le cadre d'une réflexion visant à améliorer le projet MEDA I en le
remplaçant par le projet MEDA II.
A l'heure où la logique de la mondialisation prédomine l'ordonnancement
de l'économie, Noura Eddiouri se penche sur un exemple précis qui
illustre le changement d'orientation des partenariats internationaux. Elle
dresse un état des lieux complet et très documenté de la dimension
financière du partenariat entre le Maroc et l'Union Européenne en étudiant
de près les mutations actuelles de l'économie marocaine soumise aux
impulsions du projet MEDA. Un moyen de comprendre comment, au
moins sur le plan financier, le Maroc va pouvoir s'adapter aux
transformations qui l'entourent.