Contrôle des décollements : du développement des actionneurs à l'amélioration des performances : colloque de synthèse novembre 2009

La réalisation future de systèmes en aéronautique et en automobile passe par la
levée de plusieurs verrous scientifiques résultant de la connaissance imparfaite des
phénomènes et surtout de leurs interactions : réalisation d'une conversion efficace
de l'énergie électrique en énergie mécanique dans des situations instationnaires et
en forte interdépendance, exploitation optimale des propriétés des plasmas hors
équilibre, détermination des modes de réceptivité de l'écoulement aux sollicitations
générées à la paroi, développement d'algorithmes de contrôle robuste ou optimal et
en boucle fermée, établissement de procédures rapides d'estimation des mesures,
prise en compte des effets du rayonnement électromagnétique sur les actionneurs
embarqués, conception de dispositifs de micro-fluidique pour démultiplier l'action
sur une voilure etc.
Dans le contexte de l'amélioration des performances aérodynamiques aussi bien
dans le domaine de l'aéronautique que dans celui des véhicules terrestres on est
confronté aux phénomènes des décollements. Ces mécanismes s'accompagnent de
détériorations importantes des performances. Pour améliorer cette situation on doit
passer par le contrôle de ces décollements et ceci doit se faire de façon active et
avec moindre coût.
L'efficacité du contrôle est liée aux performances des systèmes et techniques
employés. Pour réaliser un tel objectif on doit aboutir à des progrès à la fois
scientifiques et technologiques. L'aspect scientifique devra permettre d'analyser
finement les mécanismes responsables liés aux décollements et de choisir la façon
avec laquelle on doit agir et surtout comprendre clairement l'apport obtenu pour
réaliser le contrôle. L'autre volet scientifique qui est aussi important est l'analyse fine
de l'action pour la rendre à la fois efficace et peu coûteuse. Le volet technologique
comportera le développement des moyens de détection et d'action. En clair sur
quel paramètre il faut se baser pour d'une part agir et d'autre part évaluer les
conséquences. L'action va consister en le choix de la manière d'agir sur l'écoulement
et le développement de l'actionneur capable de répondre à un cahier de charges
prédéfini en fonction des améliorations visées.
Les travaux engagés dans ce Groupement De Recherche (GDR) visent une
répercussion des résultats dans les systèmes industriels par une amélioration
des performances et des rendements. Il s'agit par exemple de l'augmentation de
la portance, de l'amélioration de la stabilité, de la diminution de la traînée, de la
pollution ou des bruits... Les retombées des travaux portent sur les performances
des véhicules terrestres et aériens et la réduction des nuisances sonores et
environnementales. Il s'agit également de réduire la consommation qui se traduit
par une économie d'énergie et par la diminution des émissions de gaz. L'amélioration
du confort en est aussi une conséquence directe.
Le GDR implique un groupe opérationnel inter-disciplinaire dont les objectifs
sont de développer une opération commune allant du concept à la réalisation de
démonstrateurs, d'établir le lien entre les différents membres de la communauté et
de proposer une animation scientifique sur le thème fédérateur du projet.
Ce groupement est composé de chercheurs de plusieurs laboratoires du CNRS et des
universités épaulés par les chercheurs de l'ONERA travaillant dans le même domaine.
Ainsi les deux organismes vont mettre en commun leurs moyens pour répondre aux
problématiques de l'industrie. Ce groupement comprend des industriels (Dassault-Aviation,
PSA, Renault, SNECMA, Plastic-Omnium) qui appuient cette action et
la jugent indispensable pour la compréhension et l'amélioration des systèmes
industriels. Ils participent activement aux recherches et contribuent efficacement
aux avancements des travaux.