Travaux de l'Institut de sciences criminelles et de la justice de Bordeaux, n° 5. L'appel en matière civile : faut-il réformer la réforme ?

Créé en 1942 au sein de la Faculté de droit, afin de développer l'enseignement du droit
pénal général, du droit pénal spécial et de la procédure pénale, l'Institut de droit pénal fut
transformé en 1956 en Institut de sciences criminelles par le Professeur R. Vouin afin de
développer l'étude de la criminologie et de la science pénitentiaire, orientation poursuivie
à partir de 1961 par le Professeur J.-P. Delmas Saint-Hilaire dans le cadre du certificat de
sciences criminelles.
A partir de 1995, et sous l'impulsion du Professeur Ph. Conte, l'Institut de sciences
criminelles devint une unité de recherche orientée prioritairement vers le droit et la
procédure pénale, accueillant le diplôme d'études approfondies de droit pénal et
sciences criminelles, et permettant l'éclosion de nombreuses thèses de doctorats en droit,
dont celles des professeurs V. Malabat et J.-C. Saint-Pau qui assument, depuis 2004, la
direction scientifique de l'Institut.
Depuis 2011, et l'obtention d'une nouvelle habilitation nationale, l'Institut de sciences
criminelles et de la Justice est composé de 22 enseignants-chercheurs pénalistes,
mais aussi processualistes, historiens et philosophes. Il constitue le centre d'accueil de
nombreux doctorants français et étrangers, du master recherche en droit pénal, du
master professionnel contentieux judiciaire et du certificat de sciences criminelles. Doté
d'une vaste bibliothèque spécialisée (2500 ouvrages), il permet le développement de la
recherche individuelle et collective, et de nombreuses publications, selon trois axes :
Norme, responsabilité et infraction ; Internationalisation, coopération et droits de
l'homme ; Justice, procès et sanction.