Le curé d'Ars par ceux qui l'ont connu : dépositions des témoins du procès de l'ordinaire

«Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, meurt le 4 août 1859, après s'être livré
jusqu'au bout de l'Amour. Sa pauvreté n'était pas feinte. Il savait qu'il mourrait
un jour comme «prisonnier du confessionnal». Lors de ses obsèques, la foule
comptait des milliers de personnes, dont son évêque et tous les prêtres du
diocèse venus entourer celui qui était déjà leur modèle.
Rapidement le procès diocésain en vue de sa béatification fut ouvert (dès
1862) et de nombreux témoins (66 au total) furent interrogés. Fraîcheur,
simplicité, authenticité et intérêt caractérisent ces témoignages de première
main. Ce sont des extraits de ces entretiens qui sont à nouveau publiés dans
cet ouvrage, classés par thèmes afin d'être plus faciles d'utilisation. On voit
ainsi défiler devant nous tous ceux qui ont vécu près du saint Curé pendant
ses 41 ans de présence à Ars : ses confrères, les habitants du village, des pèlerins,
ses proches...
Ces extraits furent sélectionnés par l'abbé Bernard Nodet [1911-1990], prêtre
du diocèse de Belley ; il se passionna pour la figure du saint Curé durant ses
longues années de présence à Ars, au service de la Basilique et comme aumônier
du Carmel.
«Aimer Dieu et être aimer de Dieu, quel bonheur !», remarquait un jour
Jean-Marie Vianney. Que ces témoignages qui nous parlent de la beauté, de la
grandeur et de la sainteté du «patron de tous les curés de l'univers», incitent
chacun à se confier à son intercession et à imiter cette extraordinaire amitié
avec Dieu. «Je te montrerai le chemin du Ciel», disait Jean-Marie Vianney
au petit berger à son arrivée à Ars..., puissions-nous suivre ce chemin !»