Lettres à sa mère. Vol. 4. 1831-1847

Lettres à sa mère. Vol. 4. 1831-1847

Lettres à sa mère. Vol. 4. 1831-1847
Éditeur: H. Champion
2008313 pagesISBN 9782745317544
Format: BrochéLangue : Français

Le premier volume des Lettres à sa mère s'achève sur l'arrivée d'Edgar Quinet à Paris, à la

fin de l'année 1820, et sur le renoncement du jeune homme à une carrière scientifique. Le

deuxième volume (1821-1825) marque moins une rupture brutale avec le premier qu'une

évolution. On a vu Edgar Quinet entrer dans la vie active, imposer ses choix littéraires à ses

parents, chercher sa voie, poursuivre son apprentissage entre la tentation ancienne de la

mélancolie et la tentation nouvelle de l'énergie jusqu'à la rencontre capitale avec l'oeuvre

de Herder qu'il commence à traduire dès 1825. Le deuxième volume s'arrête sur cette rencontre

avec l'écrivain allemand et avec les intellectuels parisiens qui s'intéressent à Herder

et au projet de traduction du jeune Quinet. 1820 représente la première étape de Quinet

dans la vie adulte. 1825 annonce à la fois une seconde étape et une seconde naissance. Le

troisième volume correspond au temps des engagements. Le jeune écrivain donne

l'impression de trouver sa voie entre 1825 et 1830, de mûrir aussi sur tous les plans : intellectuel,

sentimental, politique. Quinet prend conscience de ce qu'il est devenu, il affirme

ses ambitions. L'Allemagne, et en particulier Heidelberg, le retiennent longuement et parachèvent

son apprentissage. La Grèce constitue avec l'Allemagne le second pôle qui l'attire

irrésistiblement. En contrepoint, Paris apparaît comme un lieu dangereux mais où il est

nécessaire de séjourner de temps en temps.

Le quatrième volume est d'abord celui de la maturité. Quinet accède au titre de Professeur

de Littérature à la Faculté des Lettres de Lyon et ensuite au Collège de France. Le temps de

la reconnaissance est arrivé. Cette reconnaissance au plus haut niveau de la nation et de ses

pouvoirs culturels et politiques ne met pas un frein à ses engagements, à son combat républicain.

Cette maturité qui voit l'épanouissement de l'écrivain et du penseur romantique

n'est pas pour autant synonyme d'immobilisme. Quinet a réussi sa carrière mais il ne va pas

se figer dans la réussite et les honneurs. Il échappe d'ailleurs à l'immobilisme car paradoxalement

l'évolution chez lui n'a pas tué une certaine permanence du caractère, une fidélité à

soi-même, aux valeurs qui étaient celles de sa jeunesse, une fidélité aussi à sa mère.

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