La mondialisation guérie : découverte du vaccin douanier

La mondialisation économique et financière pose un problème aux gouvernements
du monde. Dès lors que, depuis soixante ans, du GATT à l'OMC,
les dirigeants ont mené une politique de réduction massive des protections
douanières pour, à terme, aller à leur suppression, les échanges commerciaux
internationaux se font entre des pays aux coûts fiscaux, sociaux et environnementaux
de production outrancièrement inégalitaires.
Les conséquences de ces asymétries dans les échanges sont aussi connues
que non résolues. Dans les pays développés, c'est la désindustrialisation, la
désertification rurale, le chômage et la déstabilisation financière des systèmes
de protection sociale.
Dans les pays émergents, de la Chine au Brésil ou à l'Inde, c'est la surex-politation
des hommes et de l'environnement.
Faute de pouvoir rétablir les barrières douanières, dès lors que le protectionnisme
n'est plus accepté et que le libre-échange a idéologiquement
gagné, les gouvernements en sont réduits aux soins palliatifs. L'Europe par
exemple, pour atténuer les effets du différentiel de coûts de production,
baisse les cotisations sociales sur les salaires. En faisant semblant de croire
que cela rétablit l'équilibre avec le travail à 25 centimes d'euros de l'heure
du travailleur chinois.
Dans ce désarroi politique et intellectuel, les chercheurs du Fonds
Interdisciplinaire de Recherches Européennes Fiscales (FIREF) ont mis au
point l'outil permettant de traiter les asymétries économiques planétaires :
droit de douane de nouvelle génération parce que déductible par l'exportateur,
sous forme d'un crédit douanier , de ses achats sur l'économie du
pays importateur.
Modulable, remboursable, négociable et bonifiable, ce nouveau droit de
douane déductible réconcilie le libre commerce nécessaire et les protections
économiques tout aussi indispensables.