La réforme du calendrier aux conciles de Constance et de Bâle

La réforme du calendrier occidental en 1582 est à l'origine du
calendrier grégorien actuel. Il s'agissait d'apporter un remède à plusieurs
défauts du calendrier julien, en usage jusqu'alors, fondé sur une durée
insuffisamment précise de l'année solaire et des mois lunaires. Au fil des
siècles, la date de Pâques, fête centrale du calendrier chrétien, censée
survenir aussitôt après la première pleine lune de printemps, devenait peu à
peu une fiction et l'occasion d'un scandale grandissant dans l'Église.
La genèse de la réforme grégorienne du calendrier fut longue. Après avoir
été surtout débattue entre astronomes, la question du calendrier fut mise
à l'ordre du jour des grands conciles du XV<sup>e</sup> siècle : à Rome, à Constance,
et plus encore à Bâle. Au-delà de ses aspects scientifiques, le sujet fut enfin
abordé de manière pratique, suscitant réticences et enthousiasmes.
Ces discussions donnèrent lieu à plusieurs textes importants, ici édités et
traduits, qui témoignent à la fois des connaissances scientifiques de l'époque,
de la vie de l'Église, des relations entre Orient et Occident : Exhortatio
super kalendarii correctione de Pierre d'Ailly, Tractatus Phase, Phaselexis et
Compendium paschale de Hermann Zoest, Kalendarium de Johannes Keck...
Une introduction permet de comprendre le contexte et les rebondissements,
de comparer les hypothèses scientifiques et les solutions pratiques.