Les Etats-Unis d'Europe

«Ce manifeste d'un authentique militant pour les États-Unis
d'Europe constitue une importante contribution au débat
sur notre avenir. Elle émane d'une personnalité politique
qui, en tant que Premier ministre de la Belgique, s'illustre
constamment par sa volonté de faire avancer la construction
européenne, tant par ses propositions innovantes que par sa
recherche de compromis dynamiques.»
Jacques Delors
La France et les Pays-Bas ont dit «non» au traité constitutionnel européen. Pourquoi ?
Les raisons de ce refus sont très confuses et variées. Au-delà des raisons inspirées par
la politique nationale, certains estiment qu'il y a trop d'Europe. D'autres, en revanche,
qu'il n'y en a pas assez. D'autres encore, sont d'avis que l'Europe coûte trop cher,
notamment aux Pays-Bas où cet argument fut principalement utilisé pour justifier le non.
Enfin, certains citoyens trouvent que le rythme de l'élargissement a été trop soutenu.
Quelle voie suivre désormais ? L'Europe est à la croisée des chemins. Pourtant, le choix
est relativement simple... Sommes-nous disposés à laisser l'Europe se recroqueviller
sur elle-même et se limiter à une zone de libre-échange pure et simple, comme certains
le souhaitent ? Ou sommes-nous prêts, au contraire, à reprendre le fil, à créer
une Europe politique durable, à même de jouer un rôle sur la scène internationale et
disposant d'instruments de taille en vue de moderniser l'économie et de répondre aux
bouleversements économiques chinois, indien et japonais ?
Le discours du Premier ministre belge est sans équivoque. Il entend créer les «États-Unis
d'Europe». Avec tous les pays membres de l'Union européenne si possible, avec
quelques pionniers si nécessaire.