La question d'Orient sous Louis-Philippe

La question d'Orient sous Louis-Philippe

La question d'Orient sous Louis-Philippe
Éditeur: SPM
2015543 pagesISBN 9782917232255
Format: BrochéLangue : Français

En 1830, la Grèce obtient son indépendance. L'Empire ottoman aux

multiples nationalités est en crise. Les Turcs moribonds sont chassés

d'Alger. Cette brillante victoire sur le dey ne sauve pas pour autant

le trône de Charles X. Après les Trois Glorieuses (27, 28 et 29 juillet),

Louis-Philippe I<sup>er</sup>, le roi issu des barricades, hérite de cette conquête

qu'il va poursuivre. Les Français se heurtent désormais à la résistance

d'Abd el-Kader et à celle du bey de Constantine. Le débat colonial est

ouvert par la presse et les députés discutent âprement. Depuis l'Égypte,

Méhémet Ali défie le sultan de Constantinople, Mahmud II, et cherche

à lui ravir le califat. Les deux hommes s'opposent. Ils se font la guerre

en 1832-1833 puis en 1839-1840. La bataille de Nezib le 24 juin 1839

sonne le glas du Vieil Homme malade. Pour Lamartine, «la Turquie

est un turban vide». Pour éteindre le brasier, défendre leurs intérêts,

protéger les routes commerciales, garantir la sécurité des chrétiens et

soucieuses de maintenir l'équilibre européen, les nations interviennent

dans la question d'Orient. Dans ces bras de fer, les puissances ont

recours à l'espionnage, à la diplomatie, à la politique de la canonnière

et à la force militaire terrestre. La Russie exerce une pression de plus

en plus forte sur les détroits du Bosphore et des Dardanelles, ainsi que

sur la Perse et au Caucase. Se sentant menacée aux Indes, l'Angleterre

attaque l'Égypte, rétablit la souveraineté turque au Proche-Orient et

envahit l'Afghanistan. Ces rivalités en Asie centrale sont qualifiées de

«Grand Jeu» ou de «Tournoi des ombres». Quant à la France, elle se

taille la part du lion en Afrique du Nord. Le duc d'Aumale s'empare

de la smala d'Abd el-Kader le 16 mai 1843. Bugeaud bat les Marocains

sur l'oued Isly le 14 août 1844. La colonisation de l'Algérie permet à la

monarchie de Juillet de renouer avec la civilisation romaine. Le lobby

africain devient puissant mais au moment de la révolution de 1848, il

n'y a pas de place outre-mer pour une «chouannerie orléaniste».

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