L'ange invisible dans les trois religions monothéistes

Au début du XVII<sup>e</sup> siècle, Horacio del Monte, neveu du duc
d'Urbino, écrivait à Imanuel Aboab, rabbin à Venise ; sa lettre
commençait ainsi :
Humanum est peccare, diabolicum
perseverare, angelicum emendare. Pécher
est humain, persévérer est diabolique,
s'amender est angélique.
Del Monte demandait au rabbin comment il interprétait cet
adage, en particulier la dernière partie : angelicum emendare.
Le rabbin lui répondit et reproduisit leur correspondance dans
un ouvrage qui arriva jusqu'à nous.
Exemplaire, cet échange inter religieux sur les anges, sur le
bien et le mal, et sur la vie dans l'au-delà, est le point de départ
de l'intérêt de l'auteur pour les anges dans les trois religions.
Il nous livre ici le fruit de ses recherches comparatives qu'il
s'est efforcé de mener sans parti pris.