Sous le voile

Sous le voile
« Mais la pauvreté à Sion, ça n'avait rien à voir avec l'argent, c'était « la dépossession complète de soi-même », l'abnégation la plus totale, le dépouillement - arracher, briser, briser l'orgueil, devenir un petit enfant... Je n'ai pas pu. »
Une vieille femme évoque pour la première fois ses années de couvent, du temps où elle était Soeur Jeanne Marie au sein de la congrégation de Notre-Dame de Sion. Elle revient sur son parcours depuis son entrée au noviciat en 1941 jusqu'à sa sortie en 1950 : ses bonheurs, mais surtout ses difficultés pour trouver sa place dans une communauté de religieuses semi-cloîtrées, soumises à une règle très stricte.
Rejetée par ses parents après avoir rendu son habit, elle est accueillie comme « demoiselle professeur » dans la maison de Sion d'Anvers et se voit rapidement confiée aux soins du professeur van Luyden, neuropsychiatre quinquagénaire, lequel est bouleversé dès la première rencontre par sa nouvelle patiente.