William Chambers : une architecture empreinte de culture française. Correspondance avec la France

William Chambers (1723-1796), né en Suède de parents
britanniques, commença sa carrière comme subrécargue sur
un navire de la Compagnie des Indes suédoise et séjourna
en Chine à deux reprises. Ayant découvert sa vocation pour
l'architecture et les jardins, il étudia à Paris, puis séjourna à
Rome pendant cinq années. De retour à Londres, il publia les
Desseins des édifices, meubles... des Chinois (1757) et le Treatise
of Civil Architecture (1759). Il fit alors une carrière d'architecte
privé tout en étant architecte des Bâtiments de la princesse
Augusta, pour laquelle il aménagea les jardins de Kew, et
tuteur d'architecture du prince de Galles, futur George III.
Lorsque ce prince monta sur le trône en 1760, il devint son
architecte des Bâtiments. En 1772, il publia la Dissertation sur
le jardinage de l'Orient , fort critiquée dans son pays, mais qui
trouva un écho très favorable auprès de ses amis français dont
il était demeuré très proche. En 1775, il entreprit d'édifier
Somerset House, dans laquelle étaient rassemblées toutes les
administrations britanniques, une construction majeure qui
n'était pas terminée à sa mort. Avec Joshua Reynolds, il créa
la Royal Academy of Arts. Jamais il ne rallia le néoclassicisme
mais, en ramenant l'architecture britannique dans le courant
d'un classicisme épuré, il permit à ses élèves de le faire.