La transe des insoumis

«La solitude a été l'une de mes premières conquêtes. De
mes premières libertés. Durant l'enfance et l'adolescence,
elle a d'abord été celle de l'insomnie, puis de la lecture.
Dès que j'ai saisi un livre, j'ai été ailleurs. Le livre a été
mon premier espace inviolable.»
La Transe des insoumis dit l'intranquillité qui, très tôt,
s'est manifestée chez une petite fille qui ne parvenait pas
à dormir. L'insomnie est le fil conducteur du récit d'une
vie : indice de rébellion qui sécrète le goût de la lecture,
germe d'insoumission de celle qui, ayant quitté sa
famille de là-bas, s'est forgé une identité dans l'exercice
de la médecine et l'écriture. C'est le livre d'une révoltée
qui se réconcilie avec les peurs et les tourments de son
enfance. Échappe-t-on jamais à son passé ?