Nikolski

Canada, printemps 1989. Trois personnages à l'aube
de leurs vingt ans ont quitté leur lieu d'origine pour
entamer une longue migration.
Né quelque part au Manitoba, Noah Riel a appris à
lire avec les cartes routières. Après dix-huit ans d'errance
dans les Prairies, il tente de s'installer à Montréal.
Joyce Doucet, elle, a vu le jour à Tête-à-la-Baleine,
et caresse des rêves de flibustier moderne.
Quant au narrateur, il quitte le bungalow maternel
pour voyager dans les livres, qu'il vend dans une
bouquinerie de Montréal. Il ne se sépare jamais d'un
compas-boussole déréglé qui s'obstine à pointer la
direction de l'îlot Nikolski, dans le Pacifique nord.
Au terme d'une migration réelle ou symbolique qui
s'achève en décembre 1999, «quelques heures avant
la fin du monde», les membres de cette étrange trinité
auront tant bien que mal compris ce qui les rassemble.
Au passage, ils auront rencontré serpents de mer et
archéologues, scaphandriers analphabètes et victimes
du mal de terre.
Best-seller au Canada, couronné en 2006 par le prix
des Libraires du Québec, Nikolski est l'un des romans
les plus originaux et les plus talentueux de la jeune
littérature canadienne. Une impossible recherche des
origines racontée avec bonheur et humour.