Furibardes

À l'occasion d'une exposition au Grand Palais, en écho aux
tableaux qui défilent devant elles, deux jeunes femmes donnent
chair à leur amitié.
Léa la séductrice. Fille d'une cité de la banlieue lilloise où sévit le
trafic de drogue, amante de son frère dealer qui finit par la rejeter,
entrainant chez elle le dégoût de ce monde précaire qu'elle va
fuir dès sa majorité en tentant sa chance à Paris. Sortir de son
milieu par les hommes, en monnayant ses charmes, jusqu'à
rencontrer Philippe, le peintre. Croire de nouveau à l'amour,
être initiée à la peinture, se révéler douée. Avant de devoir tout
recommencer.
Sophie la cérébrale. Fille de la petite bourgeoisie, tiraillée entre le
mépris d'une mère et la violence d'un père qu'elle aime pourtant,
ayant cherché en vain refuge dans la peinture, jusqu'au viol.
L'autodestruction. Qui empire à la mort de son père, la poussant
à tout plaquer, entre errance et boîtes de striptease. Jusqu'à
rencontrer Michel, et de nouveau connaître la violence.
Insupportable violence qui finalement l'amène à le quitter,
reprendre des études, et choisir de travailler en prison.
Et malgré tout, toujours rechercher dans les hommes cette
sécurité qui lui manque. Mais de nouveau la violence, en Issam,
fils d'immigré maghrébin qui lui aussi, peine à trouver sa place.
Léa et Sophie. C'est leur amour commun de la peinture qui va
les réunir. Une peinture à l'instar de leur amitié, pleine d'amour
et de fureur.
C'est l'histoire d'une même rage. Touver sa place sur la scène de
ce début de millénaire. Une complicité de femmes que le spectacle
du monde rend furibardes d'une rage de vivre et de créer.
D'aimer. Avant d'apprendre à se détacher de l'objet même de
l'amour.