Lèvres de velours (suite de La comtesse de Lesbos)

Comme il fallait s'y attendre, le succès de notre édition de La Comtesse de Lesbos nous invite à retrouver notre arrogante héroïne, la Comtesse de X, et son ami Hercule.
L'auteur, malgré son anonymat, sait encore se faire apprécier des lecteurs du XXI<sup>e</sup> siècle en conservant, en plus de la truculence de ses textes, « ce naturel jubilatoire, cette tranquille impudeur, ce libertinage poussé paisiblement à l'extrême... »
Apollinaire nous le confirme : « C'est un des plus voluptueux et le plus sensuel des auteurs sous le manteau de la fin du xixe siècle et parfois il a de l'esprit . »
Dans Lèvres de Velours , il s'agit pour Hercule et son infatigable organe, maître Jacques, de pénétrer le mystère des boudoirs saphiques. Haro sur les tribades ! Tout au long du récit, maîtresses ou soubrettes se laissant chacune aller à leur « joli talent de gougnotte », et goûtent le fouet de chaque côté du manche afin d'expier leurs gamahuchages répétés. Notre héros, en infiltrant cette secte perverse, réussira finalement à préserver les valeurs et l'existence même de la prédominance de l'homme. L'honneur est sauf... mais à quel prix ?