Analyses d'images : patrimoines visuels dans le monde anglophone

«J'appelle images d'abord les ombres ensuite
les reflets qu'on voit dans les eaux, ou à la surface
des corps opaques, polis et brillants et toutes les
représentations de ce genre.» Cette célèbre définition
de l'image-miroir que nous donne Platon
dans La République semble quelque peu restrictive
car ancienne. Au XXI<sup>e</sup> siècle, la notion même
d'image est complexe, protéiforme, hétérogène.
Désormais, parler d'images signifie parler d'images
visuelles, d'images sonores, d'images littéraires,
d'images médiatiques voire d'images
virtuelles...
Dans cet ouvrage, les auteurs se sont limités à
deux catégories d'images qui se différencient et
se complètent à la fois : les images visuelles,
celles qui ont une forme visible (images artistiques
ou iconographiques) et les images
métaphoriques, celles que suscitent les mots
(images littéraires ou images identitaires). Ce
choix délibéré d'appréhender l'image en tant que
phénomène global s'inscrit dans le long parcours
d'un champ de recherche en pleine expansion
dans les études anglophones depuis quelques
années. Les auteurs ont choisi de mener de front
une réflexion sur l'évocation visuelle dans les
textes littéraires et/ou historiques et une analyse
de plusieurs catégories d'images, principalement
dans les domaines de l'art et de l'iconographie.
Analyser une image, c'est tenter de faire sens.
C'est avoir recours à une multiplicité de parcours
théoriques et de schémas interprétatifs. C'est aussi
s'efforcer de maîtriser diverses techniques et
méthodes susceptibles d'aider à repérer, à identifier
et à décrypter référents et signifiants.
Analyser une image, c'est enfin la replacer dans un
système de conventions, dans un contexte culturel.