L'odeur des pins

Son certificat d'études primaires en poche, Georges,
plutôt que devenir résinier comme son père, réussit à se faire
engager dans une papeterie. Apprécié pour ses qualités
d'adaptation, le jeune homme, qui se voit confier la conduite
délicate de la nouvelle machine acquise par l'entreprise,
semble promis à un bel avenir. D'autant plus que ses
prouesses de rugbyman lui confèrent, dimanche après
dimanche, une certaine notoriété...
Seule ombre au tableau, ce service militaire de dix-huit
mois en Allemagne. Croit-il, à peine rendu à la vie civile,
pouvoir rattraper le temps perdu, la guerre d'Algérie éclate.
Georges est rappelé sous les drapeaux pour faire une guerre
qu'il désapprouve. Rebelle, il sera dégradé et incorporé dans
une section disciplinaire.
Qu'importe ! Georges ne bradera pas son sens des valeurs.
Au risque de sa propre vie, il sauvera un jeune Algérien d'une
fatidique «corvée de bois» et empêchera d'autres exactions,
mais restera marqué au plus profond de lui-même. Et seule
l'odeur des pins de son enfance landaise lui permettra,
l'heure venue, de retrouver la paix.