Dissidences, n° 16. L'extrême gauche saisie par les lettres

Dissidences, n° 16. L'extrême gauche saisie par les lettres

Dissidences, n° 16. L'extrême gauche saisie par les lettres
2018239 pagesISBN 9782356875600
Format: BrochéLangue : Français

Dissidences

De Nous voulons tout de Nanni Balestrini à Underworld USA

de James Elroy, en passant par Le Père de Blanche-Neige

de Belén Gopequi. Das Luxemburg-Komplott de Christian

von Ditfurth ou L'Homme qui aimait les chiens de Léonardo

Padura, les exemples contemporains de traitement du réel

révolutionnaire à travers le miroir de l'imaginaire artistique

sont légion, touchant aussi bien la littérature « blanche »

que les « mauvais » genres, roman noir ( Nous Cheminons

entourés de fantômes aux fronts troués de Jean-François

Vilar) et science-fiction ( Les Dépossédés d'Ursula Le Guin).

C'est à ce kaléidoscope fictionnel que ce volume de

Dissidences souhaite s'intéresser, en prenant la littérature

dans sa totalité en tant que miroir, révélateur ou passeur

de l'extrême gauche. Sont ainsi abordées les mutations du

sujet révolutionnaire, telles qu'elles peuvent être repérées

dans la littérature noire américaine, ou les romans El Padre

de Blancanieves de Belén Gopegui et Les Renards pâles de

Yannick Haenel ; la guerre d'Algérie traversant le prisme

De nos frères blessés (Joseph Andras) ou de la revue Action

poétique  ; le militantisme maoïste, dont une des sorties

privilégiées pourrait bien se faire par l'écriture littéraire,

celle de Charles Paron ou des anciens établis.

Deux contributions reviennent également sur des

réminiscences de l'ancien efficace communiste, que ce

soit à travers les uchronies prenant 1917 comme focale,

ou le roman espagnol d'envergure qu'est La Cavema del

comunismo d'Andrés Sorel. D'autres articles se penchent

sur les traitements fictionnels récents d'une Révolution

française toujours brûlante ; sur les écrits poétiques de Gérard

Chaliand ou sur ceux d'Aragon. Auden et Brecht analysés

par Florian Mahot-Boudias ; sur l'autopsie des années 1970

et des espoirs incandescents de changer le monde, entre

autres, par la lutte armée, pratiquée par Mathieu Riboulet,

Ulrike Edschmid et Alban Lefranc.

Enfin, la clandestinité du PCMLF aux lendemains de Mai 68

est soumise au feu de la critique en varia. Autant de réflexions

qui constituent une invitation à saisir la littérature comme

vecteur révolutionnaire, dans le cadre d'une politisation de

la fiction plus que jamais d'actualité.

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