Claude François : c'était le temps des Magnolias

Près de quatre cents titres, environ soixante-dix millions d'albums
vendus, un des fans-clubs les plus actifs de France, un magazine,
des musées à sa gloire... En quinze ans de carrière, Claude François s'est
imposé comme un monstre sacré de la chanson française.
Si l'artiste a toute sa vie maintenu qu'il lui fallait toujours chanter la
même chose pour ne pas décevoir son public, force est de constater
que Cloclo n'a cessé d'innover durant toute sa carrière : le chanteur de
variétés a su, durant les années soixante-dix, prendre le virage du disco au
point d'en devenir l'une des valeurs sûres. Au risque de ternir son image
auprès de ses jeunes admiratrices, il a créé les «Clodettes», devenues
sa marque de fabrique. Il a, avant tout le monde, compris la puissance de
l'image, s'improvisant homme d'affaires pour mieux la contrôler, faisant
l'acquisition du célèbre magazine Podium , allant jusqu'à créer son propre
parfum.
Trente ans après sa disparition, Stéphane Weiss se penche sur le
parcours éclair de Cloclo. Ses tubes inoxydables, de Belles, belles, belles
à Alexandrie, Alexandra en passant par Comme d'habitude , ses amours
déçues, ses colères homériques et sa générosité. Jusqu'à ce 11 mars 1978,
quand celui qui avait échappé à un attentat, un accident et une tentative
d'assassinat a tiré sa révérence, victime d'un banal accident domestique.