Procès Cools : journal impertinent d'un témoin engagé

Mandataire du PS depuis plus de trente ans et, notamment,
ancien secrétaire de la Fédération liégeoise du
parti socialiste, Maurice Demolin a connu la plupart des
protagonistes de ce qu'on a appelé « le Procès Cools ».
C'est avec une grande liberté de ton que ce témoin privilégié
exprime au jour le jour ses sentiments sur les
péripéties d'un procès majeur qui dura plus de trois
mois et qui, au gré des événements, prit les allures
d'une sinistre farce ou d'une tragédie pathétique.
«En tout point digne de foi» selon la juge Ancia, celui qui
dut multiplier les auditions au cours des années que prit
l'enquête pour constater qu'il avait raison dès le début,
s'inquiète d'une Justice qui parut souvent dépassée.
C'est donc sans complaisance qu'il se confie dans ce
journal en s'assignant le but que définit Saint-Simon
dans son Avertissement : «Savoir s'il est permis d'écrire
et de lire l'Histoire, singulièrement celle de son temps».