Droit et cultures, n° 51. Prière(s) et droit

Droit et cultures, n° 51. Prière(s) et droit

Droit et cultures, n° 51. Prière(s) et droit
Éditeur: L'Harmattan
2006271 pagesISBN 9782296012783
Format: BrochéLangue : Français

Si l'interrogation sur la «prière» renvoie à la perception de différents

rituels, lorsque la question s'insère dans un système de «droit», notamment

de teneur «laïque», l'objectif serait de lui donner des tonalités et des finalités

réductrices puisque liées aux composants de la liberté de religion. Acte isolé

ou action collective, la prière acquiert un sens différent suivant des contextes

idéologiques déterminés historiquement, politiquement, socialement, et

juridiquement. Dans l'ordonnancement de la séparation des Églises et de

l'Etat, tant la pratique religieuse collective que le souci individuel d'une

assimilation de ce procédé de ralliement en viennent alors à placer la posture

comme l'imposture religieuse à l'orée d'un débat sur un «prière de ne pas...»,

c'est-à-dire sur les rapports entre interdiction explicite et tolérance de la

transgression.

L'anthropologie juridique pensait disposer d'un bon relevé

topographique de son domaine avec, évidemment, de belles éminences du

côté de l'exotique et de l'archaïque. Et l'on a pourtant débusqué la

bioéthique.

Certains de ces dossiers sont ouverts de longue date, comme les rubriques

familières de la confrontation de la religion et du droit. Mais connaît-on des

précédents aux souffrances du juriste, condamné à faire entrer dans son

système normatif la procréation médicalement assistée ?

Et que dire de ces textes que l'on envoie squatter les codifications civiles,

en suggérant que les «lois de bioéthique» ne sont pas juridiques ?

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