La photographie d'actualité et de propagande sous le régime de Vichy

La photographie d'actualité et de propagande sous le régime de Vichy

La photographie d'actualité et de propagande sous le régime de Vichy
Éditeur: CNRS Editions
2003420 pagesISBN 9782271061317
Format: BrochéLangue : Français

Le régime de Vichy est parmi tous les gouvernements

français celui qui a le plus utilisé la photographie

comme vecteur de propagande. Les portraits de Pétain,

les reportages sur ses voyages entretiennent le culte du

Maréchal. Paradoxalement aucune étude d'envergure n'avait

été entreprise sur les conditions de réalisation des images et

d'exploitation du médium. Françoise Denoyelle détermine

dans quels cadres politique, législatif, économique et

commercial la photographie d'actualités et de propagande

s'est développée et a évolué de septembre 1939 à la Libération

de Paris. Elle analyse le fonctionnement des mécanismes

décisionnels, les moyens techniques mis en oeuvre et les

obstacles rencontrés par les officines de propagande et par le

Service central photographique de Vichy dirigé par Georges

Reynal, ardent serviteur de Pétain et résistant opposé à

l'occupation des Allemands.

De nouvelles structures gouvernementales et privées diffusent

la propagande, mais les agences anciennes comme France

Presse Voir, Fulgur, Lapi, SAFRA et Trampus ou nouvellement

créées comme ABC, DNP, Fama, Nora et Silvestre fournissent

l'essentiel des photographies de presse et de propagande. Seule

l'agence Keystone participe à la Résistance. Les autres

prospèrent sans état d'âme, plus soucieuses de rentabilité que

d'idéologie. Alors que l'élite de l'École de Paris a émigré ou se

cache, aucun photographe d'envergure n'émerge. Les chantres

du régime sont souvent des photographes besogneux. Le plus

brillant, André Zucca, devient le correspondant du magazine

nazi Signal.

Françoise Denoyelle montre comment la profession,

constituée de boutiquiers, d'artisans et de studios, par le biais

de ses instances dirigeantes, participe à la spoliation des

photographes juifs, soit 10 % des professionnels parisiens, et

s'accorde, à la Libération, un certificat de bonne conduite.

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